Quels conseils donneriez-vous à des jeunes réalisateurs qui sont ici pour trouver un financement pour leur film ?
La clé des contacts à Cannes est de présenter un dossier très complet contenant tous les éléments inhérents à son travail, synopsis, lettre d’intention… Il faut prendre des rendez-vous à l’avance en connaissant bien les catalogues des producteurs pour identifier celui dont le travail ressemble au sien et qui s’intéressera à son projet. Il faut aller vers des producteurs libanais et des producteurs français qui travaillent avec l’Orient parce qu’il y a des accords. Il faut lancer des bouteilles à la mer, 40, 30 bouteilles. Le producteur ce n’est pas l’Arlésienne on peut le trouver.
Et vous que défendez-vous actuellement ?
Je suis ici pour vendre Balle perdue (Stray Bullet) de Georges Hachem, un film monté et terminé. J’établis des contacts avec les distributeurs dans les territoires arabes et aussi en Europe. Dans notre catalogue de projet également The Mountain de Ghassan Salhab en post-production, un film conceptuel avec un design sonore, un seul acteur, l’histoire d’un homme qui laisse glisser dans la solitude pensant pouvoir ainsi aller mieux. Ce film dense doté d’une grande force a interpellé Serge Lalou qui va le co-produire. En pré-production aussi le documentaire de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige Lebanese Rocket Society qui raconte la formidable aventure d’un groupe d’étudiants du collège Haïgazian qui ont lancé dans les années soixante des fusées à partir du territoire libanais. Et enfin en développement Trempoline de Elie Khalifé ou le désarroi de deux sexagénaires qui décident de mettre du piment dans leur vie en braquant la banque du village où ils vivent.
A propos de Abbout productions
A propos de Balle perdue de Georges Hachem (sortie novembre 2010)